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    Archived pages: 83 . Archive date: 2013-09.

  • Title: Le weblogue du Café pédagogique
    Descriptive info: .. Accueil.. |.. Le projet.. Comment participer.. La charte.. Qui sommes-nous ?.. 455.. contributions validées.. Participez !.. QUAND LES CITOYENS CONSTRUISENT L'ÉCOLE DU FUTUR.. Cliquez sur le thème pour lequel vous souhaitez apporter une contribution ci-dessous.. Thème: Niveaux de scolarisation.. Petite enfance et scolarisation.. L'école élémentaire.. Le collège.. Les lycées.. Thème: Questions pédagogiques.. L'éducation au choix et l'orientation à toutes les étapes de la scolarité.. La pédagogie.. Quelle place pour la démarche documentaire à l'école, au collège et au lycée ?.. Quels usages pour les TICE ?.. Les évaluations, les examens et les concours.. Quelle ouverture sur le monde ?.. Thème: Questions institutionnelles.. Les programmes.. Missions, statuts et rôles des enseignants.. La formation des enseignants et de tous les personnels.. L'administration de l'Éducation nationale.. Missions nationales de l'École, projets d'école et projets d'établissement.. La sectorisation scolaire, l'enseignement privé et la mixité sociale dans les établissements.. L'accueil de tous les publics.. L'école et les parents.. La place des associations et des activités péri-scolaires.. La gestion des ressources financières au sein de l'Éducation nationale.. Autres questions décisives.. LE BLOG DU CAFÉ PÉDAGOGIQUE.. Thèmes.. Conseil pédagogique.. PPRE - Remédiation.. L'enseignement de la lecture.. L'apprentissage ou les apprentissages ?.. Vos réactions.. Blog et éducation.. TPE : Epreuve finale ?.. Le Café pédagogique francilien.. Dernières contributions.. 08/02.. :.. cadre administratif dans [.. ].. 07/02.. Véronique Picard, [.. 04/02.. 01/02.. michaud monique [.. 31/01.. Robert CHIÈZE - [.. Découvrez le Café pédagogique.. Votre accès parent.. Actualité des parents.. Dossier Rentrée 2006.. Actualité de l'Ecole.. Sélection télévision.. Actualité européenne.. Actualité internationale.. Le site du Café.. Votre accès professeur.. Actualité professionnelle.. Actualité pédagogiques.. Actualité des TICE.. Tribune.. Analyses pédagogiques.. Pratiques pédagogiques.. Documentation: l'espace du CDI.. Primaire : maternelle et élémentaire.. Vie scolaire.. Livres et logiciels.. Allemand.. Anglais.. Arabe.. Arts Plastiques.. Cinema, audiovisuel.. STG - Economie - Gestion.. Ed.. civique ECJS.. à l'Environnement pour un  ...   Missions, statuts et rôles des enseignants :.. Je suis très étonnée de voir certaines réactions à propos de la règle qui veut que l'on doit une heure de plus lorsqu'on enseigne plus de 8 heures à des groupes de moins de 20 élèves, comme si cette règle était une nouveauté.. J'enseigne depuis 1992 en collège et cette règle m'a toujours été appliquée : je travaille depuis toujours 19 heures [.. Contrairement à ce que Mme Michaud imagine, je ne suis pas loin d'ê^tre d'accord avec beaucoup de ses propositions et de ses constats sur la réalité du travail d'un enseignant.. Je n'en suis pas, certes, mais cela ne m'empêche pas de pouvoir en parler et c'est au moins sur ce point que je voudrais qu'une partie des professuers en exercice [.. michaud monique retraitée prof svt.. ce que je constate dans le texte du cadre administratif : la réalité même du travail d'un professeur lui échappe, cotoyer des enseignants n'est pas faire le métier ; je peux témoigner que mon propre conjoint n'y a rien compris non plus, alors qu'il me voyait bien travailler à mon bureau.. la personne qui ne l'a pas fait pendant une période assez longue [.. Robert CHIÈZE - Enseignant de mathématiques, retraité.. Autres questions décisives.. Il m’a été difficile de trouver un thème convenant parfaitement à la question des effets de la télévision.. J’ai finalement choisi celui des autres questions décisives à l'intérieur des questions institutionnelles.. Depuis le milieu des années 80 les images de la télévision, qui sont des images de conception photographique, (comme celles du cinéma), ont [.. Recherche sur le site (effectuée par Google).. A propos de ce blog.. :.. Présenter vos contributions.. Contacter le webmestre.. L'affiche du blog.. Syndication.. fil rss.. fil rss contributions.. fil atom.. fil atom contributions.. Le blog du Café Pédagogique est propulsé par.. DotClear..

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  • Title: Quand les citoyens construisent l'école du futur
    Descriptive info: Depuis plusieurs années le débat sur l'Ecole traite essentiellement de questions polémiques comme la baisse du niveau, l'effondrement de l'autorité des enseignants ou la démission des familles.. Ces discussions mobilisent l'opinion, permettent l'expression de points de vue contradictoires qui suscitent la réflexion, mais ne font guère émerger de.. propositions constructives.. De leur côté, les partis politiques et les organisations professionnelles et syndicales mènent des réflexions qui restent souvent peu connues de l'opinion publique, élaborent des programmes qui reprennent, dans bien des cas, des revendications convenues.. Les mouvements pédagogiques et d'éducation populaire s'efforcent, parallèlement, de bâtir des projets généreux mais qui, malheureusement, restent assez généraux et ne mobilisent pas suffisamment les acteurs de terrain et ne sont guère entendus des gouvernants.. Au total, un risque existe que les citoyens, les parents d'élèves et les élèves eux-mêmes parfois reprennent massivement des clichés éculés - Les enfants ne savent plus lire à cause de la méthode globale Il suffit d'augmenter les punitions pour mettre les élèves au travail ! - et ne se saisissent pas de la question de l'École comme d'une question centrale pour l'avenir de nos sociétés.. L'ambiance est au fatalisme teinté d'une certaine nostalgie pour le bon vieux temps.. Des questions cruciales comme l'articulation entre l'école primaire et le collège, l'orientation, la sectorisation scolaire, le rôle des professeurs principaux, la place de la recherche documentaire, la hiérarchisation des baccalauréats, etc.. ne sont presque jamais abordées sérieusement, alors qu'elles concernent tout un chacun.. Seuls les experts s'y intéressent sans que, visiblement, leurs travaux n'inspirent les décideurs.. C'est parce que nous sommes convaincus que cette situation n'est pas saine pour l'École, pour la société, pour la démocratie, et qu'elle n'est pas, non plus, une fatalité que nous engageons ensemble, à partir du 3 novembre 2005 une opération d'envergure : QUAND LES CITOYENS CONSTRUISENT L'ÉCOLE DU FUTUR.. Nous sollicitons tous les enseignants, seuls ou en équipe, avec leurs élèves ou avec des parents, en lien avec des associations ou des partenaires s'ils le souhaitent et, bien au-delà, tous les citoyens qui s'intéressent à l'École et à l'avenir de notre société afin qu'ils élaborent des contributions sur le thème :.. ce que nous proposons concrètement pour améliorer l'École.. Une série d'entrées est proposée : niveaux d'enseignement, problèmes transversaux, questions pédagogiques et institutionnelles.. Les contributions doivent s'inscrire dans un cadre formel précisé dans la charte ci-dessous.. Au terme de cette opération, le 30 mars 2006, deux démarches seront engagées :.. D'une part, LE CAFE PEDAGOGIQUE préparera une présentation exhaustive des contributions et travaillera à ce que celle-ci soit disponible, sous une forme définitive, fin août 2006.. Elle sera, alors consultable par tous sur son site.. D'autre part, l'ensemble des contributions sera examiné afin de dégager les perspectives les plus intéressantes, originales et novatrices.. Un ouvrage sera ensuite construit à partir d'elles, par Philippe Meirieu et l'équipe du CAFE PEDAGOGIQUE, en s'efforçant de les présenter de manière ordonnée et d'esquisser un véritable projet concret et constructif pour l'école.. Ces deux démarches convergentes et qui permettront de disposer, en même temps, de très nombreux textes de référence (sur le site du CAFE PEDAGOGIQUE) et d'une synthèse opérationnelle (sous forme d'ouvrage) constitueront une contribution originale dont pourront se saisir, tout à la fois, les citoyens à tous les niveaux, les professeurs et cadres de l'Éducation nationale, les organisations syndicales et professionnelles, les mouvements pédagogiques, les élèves et leurs organisations et, bien sûr, les hommes et les femmes politiques qui  ...   Comment les préparer à apprendre tout au long de leur vie ?.. : comment permettre aux élèves de s'impliquer dans leurs apprentissages ? Comment développer, dans le cadre de la transmission même des savoirs, la formation du citoyen ? Quel citoyen l'Ecole doit-elle former ?.. Quelles articulations entre le travail des professeurs et celui des documentalistes.. Quels partenariats avec les structures culturelles, bibliothèques, etc ?.. Faut-il en faire une discipline à part entière, l'intégrer dans la technologie, favoriser son intégration dans toutes les disciplines ? Comment ?.. : quelle place, quelles fonctions, quelles méthodes ? Comment faire évoluer la culture de l'évaluation de l'Ecole ?.. L'école française a -t-elle à apprendre des écoles étrangères ? Quelles adaptations sont envisageables ? Comment faciliter l'apprentissage des langues et cultures étrangères ?.. Des questions institutionnelles :.. : qui doit les faire ? Comment ? Comment les présenter ? Quelles contraintes sur les manuels scolaires ?.. : quelles missions fondamentales pour les enseignants ? Comment penser leur service ? Comment améliorer la gestion et le développement des ressources humaines dans l'Éducation nationale ?.. : quelles structures, quelle organisation, avec quelles méthodes ?.. : rôle des directeurs d'école, des chefs d'établissements, des corps d'inspection, des cadres à tous les échelons.. Comment en faire des facilitateurs au service de la réussite de tous ?.. : comment articuler l'équité de traitement due par la République à tous les élèves et la mobilisation locale des acteurs autour de projets ? Faut-il augmenter l'autonomie des établissements ? Si oui comment maintenir un pilotage national ?.. : comment redonner à l'École française sa fonction de creuset républicain ? Quelle place doit y tenir l'enseignement privé ?.. : comment lutter contre toutes les formes de discrimination, favoriser l'égalité des genres et l'accueil des élèves à besoins éducatifs spécifiques ?.. L'École et les parents.. : quelles relations entre les familles et l'école ? Quel travail en commun, quelles collaborations dans l'intérêt de la réussite scolaire et de l'accès à l'autonomie de tous les enfants ?.. : quelle articulation avec l'École pour qu'elles contribuent à la réussite de tous ? Quels partenariats pour la construction d'une société de la connaissance ?.. : très concrètement, au niveau de chaque école comme de chaque établissement, quelles priorités financières, quels transferts de dépenses, quelles économies, quels investissements ? Comment garantir l'égalité du droit à l'éducation pour tous ?.. LA CHARTE.. Afin de faciliter la lecture, l'interaction et la publication des contributions, les contributions devront respecter les règles suivantes :.. Chaque contribution sera saisie dans une feuille de style proposée sur le site spécial du Café pédagogique à l'adresse http://www.. cafe-leblog.. net et s'inscrira dans une des catégories ci-dessus.. Aucune contribution anonyme ne sera acceptée : les noms, prénoms, adresses et fonctions des contributeurs doivent être précisés et vérifiables.. Toute contribution envoyée vaut autorisation de publication, tant sur le site du CAFE PEDAGOGIQUE que dans l'ouvrage de synthèse.. Toute contribution doit contenir une ou plusieurs propositions ; seraient exclues les contributions qui se contentent de répondre ou de réagir à une autre.. Ne seront ni diffusées ni publiées les contributions ne respectant pas deux règles élémentaires des échanges humains : la courtoisie et la bienveillance, par exemple celles qui comporteront des attaques.. ad hominem.. , des insultes ou invectives.. Aucune contribution ne doit dépasser 3500 signes (espaces compris).. Toute contribution doit être construite sur le même plan :.. Ce que je constate.. Comment je l'analyse.. Ce que je propose..

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  • Title: Comment participer
    Descriptive info: COMMENT PARTICIPER.. Dans le menu de gauche, déplier un thème en cliquant sur son nom ("Thème: Niveaux de scolarisation" - "Thème: Questions pédagogiques" - "Thème: Questions institutionnelles").. Choisissez une entrée parmi celles proposées, et la page affichée comportera une zone de saisie en bas, à la suite des contributions présentées.. Renseignez les  ...   puis validez.. Un rédacteur sera averti par courriel aussitôt, et votre contribution apparaîtra sur le site dès qu'elle aura été validée, soit dans un délai de 48 heures maximum.. En cas de problème, le lien pour contacter le webmestre se trouve tout au bas de chaque page du site.. Fermer cette fenêtre..

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  • Title: Charte de publication
    Descriptive info: LA CHARTE DE PUBLICATION.. net et s'inscrira dans une des catégories prévues.. Aucune contribution ne doit dépasser 3500 signes (espaces compris), faute de quoi elle sera tronquée.. Le code HTML dans la contribution sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement..

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  • Title: Qui sommes-nous ?
    Descriptive info: L'équipe du café.. Le Café Pédagogique.. Association Coopérative pour l'Information et l'Innovation Pédagogique.. 22 rue Alphand,75013 Paris, France.. "Le Café Pédagogique" est une publication de.. l'association Coopérative pour l'Information et l'Innovation Pédagogique.. Celle-ci a été constituée à l'initiative d'un réseau d'enseignants et de chercheurs intéressés par l'innovation pédagogique.. L'association C.. I.. P.. a pour but d'aider et de promouvoir l'innovation pédagogique et l'intégration des nouvelles technologies dans l'enseignement.. Ses moyens d'action sont notamment le développement de sites télématiques et la publication de magazines électroniques.. Réalisé par des enseignants et pour des enseignants, "Le Café Pédagogique" est né fin mars 2001 et s'est fixé trois objectifs :.. Faciliter l'intégration des TICE dans l'enseignement.. Le magazine donne des exemples concrets d'utilisation des TICE en classe.. Il fait connaître les réalisations d'enseignants.. Il exerce une veille permanente en direction des nouvelles technologies et contribue à les faire connaître.. Il publie des  ...   des articles de Monique Linard, Marie Duru-Bellat, Serge Pouts-Lajus, Françoise Demaizière.. Quand c'est nécessaire, le "Café" défend les pratiques innovantes (voir par exemple le dossier "Faut-il oser les TPE en terminale ?").. Nous savons que ces articles circulent dans les établissements et pas seulement sur Internet.. Faire connaître les réalisations des enseignants de terrain.. Outil de communication, le "Café" constitue un lien vivant, horizontal, entre les enseignants.. L'information circule dans les deux sens : le "Café" fait connaître à tous les travaux signalés par quelques uns, il publie les articles et dresse le portrait d'enseignants, il réagit avec rapidité aux événements marquant la communauté éducative.. Totalement indépendant, "Le Café Pédagogique" est l'oeuvre d'une des nouvelles communautés éducatives délocalisées qui se sont développées sur Internet.. Le Café Pédagogique - 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005.. Création le 26 Mars 2001 - Reproduction interdite - Tous droits réservés..

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  • Title: Le weblogue du Café pédagogique
    Descriptive info: Cette page permet de naviguer dans les 100 dernières contributions, présentées ci-dessous par ordre chronologique inverse et en 20 lots de 5 ; un lien renvoyant vers la rubrique concernée est proposé à chaque fois.. Page 1.. L’administration de [.. ].. Avoir le droit de grève, des droits à congé, par exemple, mais aussi comprendre le devoir d'obéissance hiérarchique qui n'exclut pas la capacité d'exprimer un ou des désaccords sans pour autant remettre en cause la décision prise, une fois que le temps de l'échange a permis l'expression de toutes les positions et qu'un arbitrage est rendu, dans le respetc de la loi républicaine.. Les personnels d'encadrement , très logiquement, parce qu'ils se voient confier des responsabilités importantes dans le suivi, le pilotage du système éducatif, à plusieurs échelons, sont encore plus tenus à cette obligation de réserve , d'obéissance.. Cela n'anihile en rien leur réflexion mais une fois lauréats d'un concours (inspecteur, personnel de direction, cadre administratif) tous ces personnels savent que cela fait partie de leur métier.. Le système les autorise à s'exprimer, souvent dans des cercles plus restreints, mais parce qu'ils sont conduits à s'assurer que les décisions voulues par une majorité politique sont effectivement mises en oeuvre (sinon, quel sens donner à une élection, à un fonctionnement démocratique?), ils ne peuvent et ne sont pas autorisés à la fois à s'assurer de l'application d'une mesure et à la critiquer ouvertement.. Ce principe simple, qui permet d'assurer la continuité du service public sur tout notre territoire et que la parole régulièrement donnée aux citoyens de notre pays soit respectée, ne doit pas être caricaturé.. Et cette obligation de réserve et de neutralité, voire parfois de défense de certains dispositifs voulus par un ministre ne signifie pas l'abdication de leur libre arbitre et de leur choix de citoyens.. Ceci quand bien même - cela m'arrive parfois - ce cadre s'y oppose à titre personnel.. Tout est aussi affaire de conviction : il est arrivé à des hauts fonctionnaires de démissionner par le passé.. Occuper des fonctions de direction implique parfois que ses propres convictions soient mises de côté.. pour le bien de la chose publique et la continuité.. Cette longue introduction me permet de répondre à un certain nombre de commentaires lus sur de précédents messages : les choses ne sont jamais simples, nettes et notre système éducatif est suffisamment complexe pour que les décisions publiques ne soient pas par principe caricaturées.. C'est cela, le métier de cadre : être une personne qui doit mettre en place, faire que les personnels qui exercent sous son autorité exécutent mais dans une mise en perspective permanente des politiques mises en oeuvre.. C'est une obligation du personnel d'encadrement.. Faire comprendre.. Ne pas refuser la discussion, au contraire qui n'est pas toujours synonyme de refus d'exécuter.. Les débats sur les conseils pédagogiues, sur l'enseignement de la grammaire, sur la note de vie scolaire et sur Ambition Réussite - pour ne prendre que ces exemples récents - ont permis à tous de s'enrichir, de penser nos métiers et leur exercice quotidien.. Le choix de l'encadrement est un choix qui doit donc être réfléchi : c'est un choix parfois de solitude (assumer et défendre des choix publics pour que la parole citoyenne soit entendue) mais où le devoir est d'accompagner la compréhension sur le terrain des mesures mises en oeuvre.. Pour être précis, quels que soient mes options politiques, demain, je mettrais en oeuvre, toujours, des politiques publiques.. Le service du public exige ce sens du devoir.. Assurer la réussite de tous est une expression qui peut être défendue par tous les bords politique, ou presque.. Le personnels d'encadrement doit au quotidien s'assurer que les choix faits par un ministre sont compris - discutés au sens noble du terme - et appliqués.. C'est un métier difficile, une position parfois délicate intimement.. Mais je vois aujourd'hui le cadre (pédagogue ou administratif) comme une personne qui sait que de lui dépend - sans en exagérer la lourdeur de la tâche - l'application de ce qu'une population dit vouloir à un moment donné où il lui est proposé de se prononcer.. Facilitateurs.. Au bout du compte, si l'on entend par là l'impérieuse nécessité faite aux cadres, d'expliquer, inlassablement, sur le terrain, les politiques mises en oeuvre tout en s'assurant qu'elles le sont, alors je pense que je peux me penser comme un facilitateur.. Faire oeuvre de pédagogie, prendre le temps de discuter, et savoir imposer ce qui doit l'être pour que le système ne se casse pas la figure.. Ce positionnement délicat, parfois inconfortable, est aussi stimulant intellectuellement.. J'espère au quotidien arriver à démontrer cela, à mes partenaires, aux personnels que je dirige : le cadre facilite la mission des autres personnels quand il sait à la fois décider et diffuser l'information.. C'est en cela que le métier d'encadrement a évolué significativement : il y a toujours la nécessité pour lui d'imposer les réformes voulues, mais de la manière la plus intelligente possible en permettant à tous ceux qui l'entourent d'accéder à l'information et aux connaissances du système éducatif.. Reste pour lui, toujours, la possibilité, dans l'isoloir, de s'opposer le moment venu à ce qu'il pense  ...   auprès des jeunes ; enseigner telle ou telle matière ne donne pas les mêmes quantités de travail, ni les mêmes obstacles à franchir pour l'élève et donc par le prof.. penser que les enseignants ne se remettent pas continuellement en cause c'est oublier toutes les réformes qui se suivent, les connaissances qui augmentent, les programmes qui changent, la nécessité de s'adapter au public qui change même d'une classe à l'autre, alors d'une année à l'autre, forcément ! les enseignants sont les 1ers à réfléchir continuellement à leurs pratiques, à jongler entre ce que sont les jeunes et ce que la société demandent qu'ils apprennent,à imaginer toutes les solutions pratiques.. ce que je propose :-prendre en compte la fatigue intellectuelle des enseignants et pas seulement la fatigue physique.. -comptabiliser le temps nécessaire à ce travail intellectuel personnel pour garantir la qualité de leur travail.. arrêter de culpabiliser les enseignants qui sont le plus souvent d'anciens bons élèves qui continuent à faire le mieux possible, font des miracles dans des conditions parfois horribles.. ils en ont fait tellement qu'on continue à leur en demander toujours plus.. - valoriser leur rôle social pour leur rendre la dignité qui a été mise à mal depuis quelques années.. - les faire participer intelligemment à l'évolution de l'école.. -institutionnaliser l'interdisciplinarité dans l'emploi du temps, mais ne pas leur rajouter une matière nouvelle à enseigner, chacun en fait déjà plusieurs (biologie/géologie, histoire/géographie, physique/chimie,par ex).. -penser à la quantité de travail qui précède une représentation théâtrale pour avoir une petite idée de ce qu'on demande à 1 enseignant de faire toutes les heures avec un public qui change à chaque heure ! -mettre l'élève au centre de nos préoccupations, il me semble que c'est ce que nous avons toujours fait ! que, après analyses de toutes les tactiques utilisées, on en préconisent certaines plus que d'autres, bravo ! mais ne pas opposer les enseignants qui font et les chercheurs qui utilisent ce que les précedents on fait pour publier leurs résultats, bref, faire que les enseignants soient en coopération avec les chercheurs, par ex que des enseignants volontaires aient une partie de leur horaire en recherche (hélas, ce n'est pas dans l'air du temps.. ).. Depuis le milieu des années 80 les images de la télévision, qui sont des images de conception photographique, (comme celles du cinéma), ont envahi massivement nos espaces de vie quotidiens.. Plusieurs études récentes montrent que les enfants regardent toutes sortes d’émissions.. Or, du point de vue de la sémiotique les images de conception photographique n’ont pas un statut de symbole, ni même d’icône, mais d’indice, (classification de Peirce).. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité des espaces d’expression, des espaces de communication, (notamment un des plus modernes, un des plus récents, surtout le plus fréquenté), sont massivement envahis par des représentations qui ne font que « citer » la réalité.. Ce type de représentation n’est pas nouveau mais la télévision lui a permis de franchir un seuil de pénétration culturelle.. Peut-on continuer à ignorer les conséquences d’un tel phénomène sur les enfants, sur les apprentissages scolaires ?.. Je ne peux livrer ici que quelques observations, plutôt en vrac :.. -Devant la télé le jeune enfant apprend à reconnaître ce qu’il voit sans avoir besoin de le nommer ; d’où un phénomène de conceptualisation inachevée très important, (de préconceptualisation par réf à Piaget), et des motivations, des attentes particulières à l’égard de l’école.. L’environnement de l’enfant est aujourd’hui une réalité complexe médiatisée par la télévision.. - La télévision abolit les notions d’espace et de temps et affecte fortement le développement de leur perception par les enfants.. Les conséquences sur les activités scolaires sont très importantes, notamment dans le développement des capacités de lecture, l’assimilation des systèmes de numération et de mesure.. - L’image de conception photographique est faite de plages et non de lignes.. Sa perception est donc globale.. Elle a une signification immédiate ou n’en a pas.. Ces deux facteurs sont à l’origine d’une transformation profonde des rapports des jeunes aux langages.. Des rapports encore pervertis par des attitudes acquises devant la télé.. Aux effets premiers, qui s’expliquent par le statut d’indice de ce type d’image (statut sémiologique), s’ajoutent donc des effets secondaires qui se retrouvent dans les comportements scolaires, les attitudes en classe, les capacités d’écoute, la disponibilité intellectuelle, les formes de réflexion, la façon de travailler, le savoir apprendre.. C’est la nature du média qui pose problème notamment parce qu’il s’organise autour d’images de conception photographique, dont la diffusion massive a introduit un énorme bouleversement dans nos rapports aux langages, en épargnant personne.. Dans cette situation la critique des émissions est un exercice totalement stérile.. L’adaptation de nos écoles au monde moderne passe par une approche sémiologique de ce type d’images, une étude de leurs rapports à la mémoire, de leurs interventions dans les activités intellectuelles, de leurs effets et des conséquences à en tirer.. J’ai tenté ici l’exercice, pour moi, assez difficile de soulever cette question dans un «article » d’une page.. Philippe Meirieu a bien voulu placer sur son forum un texte nettement plus conséquent (8 pages).. J’espère que les internautes intéressés trouveront le temps de le lire..

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  • Title: Le weblogue du Café pédagogique
    Descriptive info: Par.. Patrick Picard.. , samedi 29 octobre 2005 à 15:02.. ::.. #3.. rss.. Avant l’école, quelle action éducative ? Quelle école, à quel âge et pour qui ? Comment faire en sorte que l’école contribue concrètement à l’égalité des chances ?.. Contributions.. 1.. Le vendredi 23 juin 2006 à 21:20, par.. celine eje.. il est regulierement question de l'ecole pour les deux ans.. qu'y a t il d'adapter dans une maternelle pour ces bebes, car ils sont encore des bebes avec un rythme qui doit être propre à chacun, le sommeil, les activites.. a cet âge ils ont encore tellement besoin d'attention individuelle.. des classes passerelles ou les jardins d'enfants d'antan ou une eje qui recois une formation specifique pour les moins de six ans amène en douceur chaque enfant aux acquisitions de BASE (c'est elles qui font défaut).. un enfant qui fait de l'expression corporelle -digne de ce nom, qui patauge dans la peinture, qui ressent des émotions par la musique se prépare aux acquisitions futures.. ne demandons pas aux enfants de deux ans, de produire, de rapporter des dessins, des cadeaux, donnons leur matiière à faire des expériences,.. nous leur rendrons un grand service en pensant à une autre forme de scolarité.. 2.. Le mercredi 10 mai 2006 à 12:36, par.. Maman d'un garçon de 11 ans.. Bonjour.. En tant que maman célibataire, j’ai beaucoup appréciée de pouvoir placer mon enfant de 2 ans en crèche.. Cela m’a permis d’ôter toutes mes angoisses liées au problème de garde (j’étais sur Paris à l’époque) mais également que mon fils est un encadrement professionnalisé, à l’écoute de ses besoins dans les limites d’une vie en communauté, chose que je ne pouvais pas lui apporter étant sans famille.. Ce qui me semble important pour son intégration de futur d’adulte au sein d’un groupe dans le respect des autres.. C’est ce que l’on appelle la citoyenneté.. Quand une femme travaille à l’extérieur, elle est obligée de déléguer une grande partie de l’éducation de ses enfants.. Si personne ne prend le relais, on voit ce que cela donne dans certains quartiers de grande ville ou même en campagne quand des enfants arrivent à l’école passablement incultes et inadaptés à la vie en groupe.. Je ne veux pas dire que je me suis appuyée entièrement sur cet établissement, mais ce que j’enseignais le soir et le week end à mon fils, il l’avait en pratique dans la journée.. De plus, étant une équipe, le poids de mes difficultés ne pesait pas sur les épaules d’une seule personne, chacun participant à sa manière, évitant ainsi une surcharge émotionnelle épuisante pour un seul intervenant (je pense notamment au problème des étrangers ayant des différences culturelles importantes).. N’oublions pas qu’autrefois toute la communauté participait à l’éducation des enfants (les voisins, les oncles et tantes lointaines…), la famille étant un terme très large non pas restreint au père et à la mère.. Notre société a évoluée.. Maintenant avons nous les moyens de reporter financièrement le prix de cette évolution ?.. Cet apprentissage des premières années l’ont préparé et mis en condition pour le CP et l’école primaire grâce à la disponibilité du personnel en place avec lequel je n’hésitais pas à discuter de certaines questions sur son éducation auxquelles je n’avaient pas de réponse, car il était le seul référentiel à ma disposition en matière d’éducation.. Maintenant cette disponibilité et cette aide existaient parce que j’avais en face une équipe qui en avait les moyens et la volonté de le faire (je faisais partie des gens dit « prioritaires » même si je n’aime pas cette discrimination positive).. Et je peux vous assurer que ces problèmes, beaucoup de couples classiques les rencontrent et n’étant pas prioritaires, ont du mal à les résoudre.. J’ai retrouvé cette disponibilité pour tous, en province où les tensions sont moindres et ou chaque enfant à sa place sans « priorités » dans des classes de 26 enfants : du personnel en nombre (avec l’aide de beaucoup de parents, il est vrai, quand il en manquait), également un respect de l’autorité qui fait que l’on peut s’occuper de pédagogie sans perdre de temps et d’énergie à faire de la discipline.. La citoyenneté y a vraiment une signification.. En clair, il ressort de cette expérience positive que mon fils et moi avons disposé de beaucoup de disponibilité, de personnel à notre écoute, de façon très professionnelle et humaine.. C’est ce que j’aimerais qui soit acquis pour les générations futures.. Car  ...   lors qu’on les leur écrit devant eux, sur leur demande, et donc au bon moment.. Ces mots en mémoire, l’enfant réagit ensuite sur les écrits qu’il rencontre.. Si l’adulte y est attentif, un dialogue fructueux s’installe alors.. Et si l’enfant est valorisé, s’il est encouragé dans ses découvertes, il s’intéressera à d’autres écrits qui l’entourent, tant à l’école qu’à la maison ou dans la rue.. Un contact étroit avec les parents doit donc s’engager dès le début de la scolarité.. Régulièrement informés de ce qui est fait en classe, les parents, guidés par le maître, apprendront à répondre très simplement à leur enfant.. Valorisés eux aussi, ils prendront conscience de leur rôle de parent dans ce domaine et découvriront ainsi les plaisirs de délicieux moments partagés avec leur enfant.. Renforcé par une communication accrue, le lien parent/enfant, si important dans la petite enfance, se trouvera ainsi préservé pour le plus grand bénéfice de l’enfant.. La lecture ainsi pratiquée dès la petite section d’école maternelle, permet à l’enfant de prendre tout son temps pour construire ses savoirs en découvrant par lui-même certains aspects du langage écrit.. Cette démarche décrite par Françoise Boulanger dans Le bonheur d'apprendre à lire (Nathan, 2002), aide l’enfant en retard de langage, celui dont le milieu défavorisé ne laisse pas ou peu de place à l’écrit.. Elle aide aussi les enfants en carences affectives, les enfants lents, les futurs dyslexiques et tous ceux qui sont écartés, voire exclus du « circuit normal » en raison de leurs difficultés scolaires.. Et de plus, elle procure à tous beaucoup de plaisir.. Suite aux résultats obtenus des enseignants se sont rassemblés pour essayer de diffuser cette démarche dans les écoles maternelles.. lbdlmaternelle.. free.. fr.. 5.. Le dimanche 13 novembre 2005 à 21:29, par.. Céline Barriol-Décot, instit en Haute-Loire.. ce que je constate:.. dans mon département (43), il y a 10 ans on accueillait tous les enfants dès leurs 2 ans sans difficultés notables.. Le taux d’encadrement était assez satisfaisant, les locaux et le matériel constituaient un atout incontestable.. Et puis, les effectifs ont augmenté.. pas les moyens humains; l’école n’a plus qu’accueilli les enfants lorsqu’ils étaient propres (ce qui est discutable, peut être souhaitable mais ressentit comme une régression par les familles.. L’environnement matériel était encore viable.. Aujourd’hui, nous ne sommes plus en mesure d’accueillir TOUS les 2 ans; nous sommes obligés (les enseignants) de définir des critères (qui sont parfois très discutables) car l’administration de l’éducation nationale ne compte plus ces enfants là pour définir la carte scolaire et distribuer les moyens humains nécessaires.. Alors seule une partie des enfants aura désormais accès à l’école dès 2 ans, peut être aucun l’année prochaine.. On peut donc parler de régression mais aussi d’inégalité mise en oeuvre par l’éducation nationale elle même puisqu’elle énonce des règles “l’école peut accueillir à partir de 2 ans.. mais en fonction des places disponibles” ; ce qui veut dire qu’on ne se donne pas les moyens de faire accéder tous les enfants, toutes les familles à ce droit.. Je sais que dans d’autres départements, la situation est encore plus précaire puisqu’on accueille souvent après 3 ans voir 3 ans et demi.. Le thème de la scolarisation précoce doit être aussi abordé selon moi en terme d’égalité entre tous les enfants, soit on s’en donne les moyens si c’est un élément reconnu facteur de réussite pour l’avenir des élèves soit on arrête de mettre les enseignants dans des situations difficiles avec des classes trop chargée, des enfants sur liste d’attente, des familles “coincées” et parfois en colère, des pressions face à la concurrence du privé qui accueille quoiqu’il arrive.. etc.. ce que.. j’analyse.. quand on aura réglé cette question (ou en même temps, car ces questions sont étroitement liées) on pourra débattre de l’âge idéal, des conditions physiques et psychologiques peut-être recommandables pour entrer à l’école.. mais il convient avant de savoir quels objectifs sont visés à travers la scolarisation précoce des enfants et de se donner les moyens pour faire aboutir ces objectifs pour chacun de nos futurs citoyens.. Mon expérience professionnelle et personnelle me font dire que les conditions favorables et générales pour entrer à l’école se situent autour de 30 mois.. Il faut un taux d’encadrement autour de 1 adulte pour 8 enfants.. un espace vital adapté.. du matériel de qualité.. des locaux adaptés.. des liaisons avec les services de PMI, relais assistante mat, crèche.. Et pourquoi pas rendre l’école maternelle obligatoire????.. Les contributions pour cette rubrique sont fermées..

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  • Title: Le weblogue du Café pédagogique
    Descriptive info: L’école élémentaire :.. , samedi 29 octobre 2005 à 15:04.. L’école élémentaire.. #5.. Quelle organisation et quels programmes ? Quel rôle pour les enseignants ? Quelle place de l’école dans la cité, dans la commune, dans son environnement ? Quels partenariats ? Comment garantir une école primaire qui assure à chaque élève les moyens de poursuivre une scolarité réussie ? qui forme tous les élèves aux fondamentaux de la citoyenneté ?.. Le dimanche 16 juillet 2006 à 14:46, par.. Colette Utzmann enseignante retraitée Colmar.. A la retraite depuis trois ans, je continue à participer aux travaux du Groupe Ecole en Alsace qui se forme à la démarche et à la philosophie d’ATD Quart Monde.. Je reste en contact avec des enseignants et des élèves.. Les enseignants me disent souvent : « Tu ne peux plus t’imaginer ce que c’est aujourd’hui.. On a de plus en plus de difficultés, notre métier est de plus en plus difficile ».. Je veux bien les croire et je pense même que les responsables de l’éducation nationale (Inspecteurs à tous les échelons et même le ministre) en sont, eux aussi conscients.. Ce qui m’étonne c’est que la seule chose que l’on propose face à cette situation c’est d’augmenter les évaluations.. Il faut évaluer tout le temps et surtout très tôt, dès la première année de maternelle.. Evaluer pour repérer les élèves en difficulté pour leur préparer un parcours personnalisé.. Evaluer pour détecter les élèves à « risque(s) », les délinquants potentiels pour leur proposer un suivi.. (Lequel d’ailleurs ?) Et c’est bien sûr l’enseignant qui organise et supervise tout cela.. Même s’il travaille en équipe qui peut croire que cela est possible ? Personnellement, je continue à penser qu’il y a trois ans et plus, les difficultés existaient déjà.. On a mis en place des structures et des dispositifs pour venir en aide aux élèves en difficulté.. Mais plus de vingt ans de formation avec des familles du Quart Monde au sein du Mouvement ATD m’ont appris que, avant d’avoir recours aux structures, c’est mon regard sur les élèves et leur famille ainsi que mon attitude dans mon travail qu’il faut revoir.. J’ai eu la chance de pouvoir prendre en charge, une classe de CE2, dans une école classée en « zone sensible », composée de vingt sept élèves parmi lesquels huit étaient non lecteurs et deux élèves étaient « brillants » sans oublier le groupe des moyens.. Comme les cycles venaient d’être mis en place, je me suis autorisée à essayer de mettre en place deux principes fondamentaux défendus par ATD Quart Monde :.. 1) Donner la priorité aux plus démunis.. Travailler à partir de l’élève et non en fonction d’un programme correspondant à un « niveau ».. 2) Mettre en place dans le groupe classe le « respect de l’égale dignité » de tous les élèves ce qui veut dire respecter et faire respecter chaque élève quel qu’il soit ainsi que sa famille.. Quelques exemples pour illustrer mon propos.. Mieux connaître pour mieux comprendre et avancer à partir des élèves en difficulté.. Comprendre des comportements correspondant à des logiques différentes.. Lorsque E.. est arrivé à l’école sa réputation l’a précédé.. Placé par le juge dans une maison d’accueil, E.. n’est scolarisé que deux ou trois jours plus tard puisqu’il « faut d’abord l’apprivoiser ».. Après une année passée au CE1, E.. ne sait toujours pas lire mais je l’accueille au CE2 puisqu’il a déjà du retard.. Au bout de quelques semaines, je constate qu’ E.. passe presque toutes ses récréations contre un mur de la cour, puni par le collègue de surveillance.. Lorsque je lui demande pourquoi, il ne peut pas donner d’explication.. Intriguée, je décide d’élucider ce mystère le jour où je suis moi-même de surveillance.. Je vois E.. debout au fond la cour, il observe.. Tout à coup il traverse la cour à toute vitesse, fonce sur un enfant et cogne.. Je les rejoins, les sépare et je demande à chaque élève de donner sa version des faits.. E.. justifie son acte : « Il attaque les petits, il n’a pas le droit ».. L’autre élève proteste bien sûr.. Je questionne E.. - Comment sais-tu qu’il attaque le petit ?.. - Je l’ai vu.. - Où ça ?.. - J’étais là-bas et je regardais.. - Qu’est-ce que tu as vu ?.. - J’ai vu qu’il courait après un plus petit que lui.. La victime riposte en affirmant qu’il jouait au loup avec des copains.. Mais le verdict d’E.. tombe : « Ce n’est pas possible.. Si un grand court après un petit, c’est pour le taper ».. Pourquoi E.. a-t-il se comporte-t-il ainsi ? Une discussion avec sa maman me permet de comprendre.. Dans la cour de récréation, E.. veut donner « aux petits », une protection qu’il n’a pas eue dans son quartier ni dans son ancienne école et dont il connaît les conséquences.. Un long travail peut commencer avec lui mais aussi avec mes collègues.. Comment leur faire comprendre que si Eric tape c’est « pour une bonne cause », à ses yeux et que, dans ce cas précis, la punition ne fait qu’empirer un sentiment d’injustice et augmenter la révolte et l’agressivité de l’élève.. Il s’agit de familiariser l’élève avec de nouveaux repères et le faire réfléchir sur son propre comportement.. A situation exceptionnelle, solution exceptionnelle.. 13h40 : K.. entre en classe, passe devant moi avec un grand sourire et va s’asseoir.. Je regarde la montre et lui fais remarquer que la cloche sonne à 13h30, qu’il est donc en retard.. Il nous doit une explication, à moi mais aussi à ses camarades.. Je lui demande de ressortir et là sa colère éclate.. Il se met à hurler et à pleurer en criant qu’il en avait marre, que partout où il passe, il se fait « engueuler ».. Stupéfaite, je ne sais trop comment réagir mais je sais qu’en situation de crise ce n’est pas la peine de discuter.. Je lui demande donc de se calmer en rejoignant le « coin repos» installé dans ce but.. Karim s’y rend et l’après-midi se déroule normalement.. J’attends un moment propice pour entamer une conversation avec lui.. Le lendemain, lors d’une séance de travail à la BCD, j’en profite pour avoir une conversation avec lui.. K.. me donne des explications : « Au Bercail (un foyer où il est placé) je me fais engueuler, à la maison, je me fais engueuler et quand j’arrive en classe, c’est pareil ».. Je précise qu’il y a des règles à respecter et que ce sont les mêmes pour tous les élèves.. Mais je peux comprendre qu’il traverse une période difficile.. Je ne peux ni intervenir dans sa vie au foyer ni dans sa vie à la maison.. Mais à l’école, je peux essayer de trouver une solution.. Je lui propose d’en parler avec les autres enfants de la classe.. accepte.. De retour en classe, je commence par lire un album qui raconte l’histoire de Ponsétia, un petit cochon qui est toujours chassé par un de ses nombreux frères et sœurs de l’endroit où il rêve d’aller dans la maison.. Cette histoire très courte me permet d’entamer une discussion avec l’ensemble des élèves de la classe.. Le thème que je propose est le suivant : « On tous dans la journée des moments où on se sent bien.. Qui peut en parler ? » Puis je donne une explication concernant l’incident qui a eu lieu la veille avec K.. J’ai discuté avec lui et il m’a confié que ne se sent bien nulle part en ce moment.. Je fais une proposition : j’aimerais permettre à Karim « d’être bien » un petit moment dans la journée, ici, en classe.. Il pourrait, par exemple aller au fond de la classe pour faire des activités qu’il aime.. Il pourrait y aller quand il le souhaiterait mais à une condition : ne pas déranger le travail en cours.. Mais pour que ce soit possible, il faut que l’ensemble des élèves accepte cette proposition.. Nous questionnons Karim pour savoir ce qu’il souhaiterait faire.. Il voudrait.. - écouter des poèmes.. - lire.. - faire du bricolage.. Dès le lendemain K.. « prend ses cinq minutes » (c’est lui qui l’a formulé ainsi) une fois par jour.. Au bout de trois mois un élève me dit : « Maîtresse, vous avez remarqué que K.. ne prend plus ses cinq minutes ? » Non, je ne l’avais pas remarqué.. , avec un large sourire explique : « Je n’en ai plus besoin, ça va mieux chez ma maman ».. Cette expérience, riche en enseignements montre bien qu’il faut parfois proposer des remèdes exceptionnels dans des situations exceptionnelles.. Les élèves de classes dites “difficiles” sont tout à fait capables de s’impliquer et d’avoir des comportements citoyens à condition de clarifier les situations vécues dans le respect de l’égale dignité de chacun.. Trouver des situations où tous les élèves participent au même titre.. Dans cette même classe de CE2, sur vingt-sept élèves, huit ont un niveau en lecture extrêmement faible.. Prendre cette classe en charge est un vrai défi lancé par rapport au nouveau dispositif mis en place : les cycles.. En reprenant cette classe, je sais que je peux assurer une continuité pédagogique pour les élèves puisque je connais bien la collègue qui a travaillé avec eux.. L’apprentissage de la lecture s’est fait par la production d’écrits et l’utilisation des ouvrages de la BCD.. Comment arriver à rendre actifs tous les élèves, ceux « qui ne savent pas lire » ou presque, ceux « qui se débrouillent » et les deux élèves « brillants »!.. Dans une papeterie, j’ai repéré un joli carnet de papier recyclé contenant des feuilles de différentes couleurs.. Un matin, j’arrive en classe et j’annonce que j’ai découvert un « livre magique ».. Bien sûr le carnet était vierge, mais je fais semblant de lire une histoire en annonçant une histoire bleue.. J’ouvre le carnet à l’endroit où les feuilles sont bleues et j’e commence à lire mon histoire en tournant les feuilles.. A la fin, les élèves réagissent en expliquant qu’ il s’agit d’une histoire bleue parce que ça parle de la mer mais ils se demandent ce qu’il y a de « magique » dans cette histoire.. Alors je leur montre l’intérieur de mon « livre » : il est vide.. Surprise générale et lorsque je demande qui veut « lire » une histoire dans ce livre, tout le monde est prêt.. On instaure un moment de lecture tous les jours et là c’est vraiment magique.. Après chaque lecture, les élèves commentent ce qu’ils ont entendu aussi bien sur le fond que sur la forme.. Chacun participe et chacun fait preuve de beaucoup d’imagination.. Ces moments d’oralité ont permis d’aborder d’une façon tout à fait informelle la différence entre langue écrite et langue orale, l’organisation d’un livre, la cohérence dans les idées, la structure du récit, la notion de genre etc.. En fait tout le programme de français du cycle trois a été abordé oralement.. Ce fameux métalangage qui pose tant de problème aux élèves apparaît de façon tout à fait naturelle puisque je reformule au fur et à mesure les propos des élèves.. De plus, assez rapidement des élèves ont demandé s’ils pouvaient écrire les histoires avant de les lire puisque c’est trop difficile d’inventer au fur et à mesure.. Donner une place à chaque élève afin qu’il soit respecté.. Permettre à chaque élève de se sentir concerné par le bon déroulement des activités en classe.. M.. perturbe très souvent le travail de la classe.. Un jour, je le rappelle à l’ordre en lui désignant les « règles de vie » affichées dans la classe.. Il me regarde droit dans les yeux et déclare : « ceux qui ont voté ces règles n’ont qu ‘à les appliquer.. Moi je ne les ai pas votées ! » C’était pourtant un « vote démocratique » mais pour M.. tout ça ce ne sont que des  ...   et en mathématiques à la fin du cycle primaire et que les tests effectués en entrée en sixième ne sont pas brillants.. Notre primaire n'est pas performant à mon avis pour plusieurs raisons :.. -formation des maîtres : on peut accèder à l'enseignement du primaire après avoir fait une llicence d'histoire et une formation pédagogique et à peine écrire correctement le français et faire une règle de trois avec peine.. Il n'est pas rare de trouver des fautes dans les cahiers!!!.. - manque d'apprentissage : le par coeur a du bon, le rabâchage condamné est pourtant utile.. On voit des enfants qui en fin de CM2 ne maîtrisent pas leurs tables d'additions et de multiplicatiions, n'ont pas de vocabulaire et ne connaissent pas leur règles de grammaire, la maîtrise de la division est rejetée en fin de 5ème!!!.. -la disparition des devoirs : le devoir permet d'appliquer la leçon du jour, il est une aide à la compréhension de la leçon théorique et une façon d'apprendre sa leçon.. La disparition de l'examen d'entrée en sixième, pour donner accès à tous au collège a eu la désastreuse conséquence d'abaisser le niveau des classes de sixième et de rendre d'années en années les niveaux suivants de plus en plus difficiles à gérer.. Il faudrait le rétablir et créer des classes permettant à ces élèves de se remettre à niveau avant de rejoindre le cursus normal.. On voit des élèves qui a la veille de passer le brevet, ne savent pas calculer l'aire d'un triangle, d'un cercle, le périmètre d'un cercle, poser une règle de trois et bien d'autres de ce genre (notions de CM2, revues d'années en années).. Et puis enfin avouer que l'intelligence à plusieurs formes : intelectuelle, manuelle, artistique et qu'il est ridicule de vouloir amener 80% d'une classe d'âge au bac : il existe des tas de filières sous-exploitées telles que l'apprentissage et des tas de filières techniques qu'il n'est pas déshonnorant d'intègrer et qui sont bien souvent très côtées par les employeurs.. Enfin, cessons l'hypocrisie de laisser des étudiants s'entasser dans des filières ayant peu de débouchés, faire des études de 3 à 4 ans après le bac avec la perspective dêtre chômeurs diplômés et aigris, mettant leur échec sur le dos de l'Europe.. Le lundi 12 juin 2006 à 14:15, par.. Colette Utzmann enseignate retraitée Colmar.. Lorsque j’ai décidé d’aller travailler dans une école dite en zone sensible, je ne pensais pas que j’allais « changer de métier ».. D’abord parce que j’ai changé de cycle.. Passer au cycle 3 après avoir enseigné de longues années au cycle 2 ce n’est pas évident et il faut ajouter que, durant ces années linguistes et pédagogues se sont chargés de « toiletter » sérieusement la grammaire.. Ensuite parce que j’ai eu la chance de pouvoir relever un défi.. Deux années après mon arrivée j’ai accepté mener jusqu’en sixième un groupe de 27 élèves parmi lesquels 8 élèves dont 4 redoublants étaient non lecteurs et 2 élèves étaient absolument brillants.. Les cycles venaient de se mettre en place et on ne parlait pas encore « d’observation réfléchie de la langue ».. Ce défi, je l’ai accepté parce que j’ai pu travailler avec en équipe avec la collègue qui a accompagné ces élèves au cycle 2, une autre collègues du cycle 3 et la directrice de l’école.. De plus en tant que « maître formateur » j’ai également profité du soutien de deux professeurs de français de l’IUFM qui m’ont judicieusement conseillée pour me permettre de faire une remise à niveau en grammaire.. Mais le plus important pour moi c’était de mettre en application « le partage des savoirs » pratiqué dans les Bibliothèques de Rue mises en place par le Mouvement ATD Quart Monde et dans lesquelles je me suis formée pendant plusieurs années.. Dans ce Mouvement j’ai également appris à quel point il est important de « donner la priorité aux plus démunis ».. Que veut dire donner la priorité aux plus démunis ? Ce n’est pas du tout de « s’occuper d’eux » en priorité, organiser des remédiations, des PPRE, de trouver de nouvelles structures pour leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires.. Il s’agit de partir du savoir que possède chaque élève et de lui permettre de l’exprimer.. C’est à la portée de chacun.. S’exprimer, par écrit ou à l’oral, tous les élèves de cette classe y ont été habitués au cycle 2 et ils le faisaient avec enthousiasme.. Je pense que c’est ce qui m’a sauvé ! Mais comment permettre à chacun de progresser dans un ensemble aussi hétéroclite ? En faisant la guerre à quelques idées reçues :.. - « les élèves n’ont plus de vocabulaire ».. Je dirai que chaque élève a son propre corpus de mots plus ou moins fourni.. - « écrire ça veut dire ne pas faire de fautes ».. La grammaire et l’orthographe ce ne sont que des outils.. Mais ils sont indispensables pour comprendre et donc maîtriser la langue.. (Merci madame Charmeux).. - « en expression écrite, les textes sont pauvres, il faut les enrichir ».. C’est y.. qui m’a appris qu’un texte « pauvre » ça n’existe pas.. Elle nous a longtemps parlé de son réveil, le matin, du café au lait qu’elle boit, des commissions qu’elle fait avec sa maman etc… Jusqu’au jour où elle lit une histoire très structurée.. Mais J.. déclare « Mon petit frère a le même livre à la maison ».. Une explication s’impose.. Y.. a copié son histoire dans le livre que son petit frère a rapporté de l’école maternelle.. - « les élèves ne sont plus réceptifs, ils ne s’intéressent pas.. ».. n’a pas eu besoin de cours pour « sentir » et comprendre qu’il existe un autre niveau de langage que celui qu’elle l’habitude d’utiliser.. Lorsque J.. lisait ses propres histoires, il lui arrivait de dire « Quand J.. lit, c’est beau ».. n’a pas non plus eu besoin de guide ou de conseil pour trouver une solution.. Bien sûr, on peut dire qu’elle a triché.. Je dirai qu’elle a cherché un chemin pour aller vers autre choses.. Elle n’a utilisé cette « technique » qu’une seule fois !.. - « les élèves n’apprennent rien, ils sont paresseux ».. La démarche de Y.. a fait des émules.. Plusieurs élèves se sont essayés à ce jeu de la copie avec plus ou moins de bonheur.. Démasquer les incohérences dans ce qu’ils lisaient a permis tout un travail de grammaire de texte et tout le monde y a contribué avec bonheur.. Je pourrais multiplier les exemples mais il ne s’agit pas de donner des « recettes ».. Lorsque j’ai écrit que j’ai changé de métier, il faudrait plutôt dire que j’ai changé d’attitude, de regard envers les élèves et leur famille.. Pour eux élèves et familles, comme pour moi enseignant l’essentiel est que tous parviennent à un résultat qui les satisfasse parce qu’il les rend utiles et je conclus en disant avec Mme Charmeux « ce que vise cette autre conception, c'est le développement de l'intelligence et non la soumission à un ordre préétabli ».. Le dimanche 11 juin 2006 à 19:18, par.. Brigitte Vernhes, Enseignante en ZEP (94).. Après plus d'une dizaine d'années de mise à disposition auprès d'une association d'Éducation populaire, j'ai réintégré l'école en 2004.. Une année de réintégration en tant que Zil n'est pas extraordinaire en terme de pédagogie mais est assez stratégique pour observer ce qui se vit dans les écoles.. C'est ce que j'ai vécu l'an dernier.. Actuellement, je suis moyen supplémentaire dans une Zep.. Effectivement, comme la plupart des contributeurs, j'ai constaté ce malaise terrible -pour ne pas écrire cette souffrance terrible- qui accable l'ensemble des enseigants, la plupart des parents et bien entendu, les enfants.. Ce qui a été le plus difficile pour moi, c'est de revenir dans une maison que je n'avais pas laissé dans un si triste état et dans laquelle, j'avais tout de même passé plus de quinze ans.. Que s'est-il passé alors ?.. Si dans les écoles maternelles, tout le monde a l'air heureux -parents, enfants, enseignants- et ce, quel que soit le quartier, il n'en est pas de même dans les écoles élémentaires.. Dans les écoles où les enfants vont bien, le ronronnement est perceptible à 50kms à la ronde donc, il ne se passe rien d'extraordinaire.. En revanche, dans les quartiers difficiles, les gens travaillent ensemble.. Là, pas de souci, j'ai retrouvé ce que je connaissais : face à l'échec et les difficultés sociales, les enseignants sont soudés.. Mais là où le bât blesse, c'est que les moyens déployés ne sont pas identiques à ceux que j'ai connus.. La réussite pour tous ? Oui, les enseignants la veulent et font tout pour l'obtenir.. Alors, évaluations, apprentissages forcenés s'enchaînent.. Les exigences sont tellement fortes et les résultats récompensent si peu ces efforts qu'on resserre davantage l'étau.. Les effets sont alors désastreux et vont se traduire dans les comportements des enfants.. Non, pas de tous les enfants ! Il y a ceux qui se taisent, qui ont compris qu'il vaut mieux adhérer au discours de l'enseignant et il y a ceux qui n'en peuvent plus et qui le démontrent là, dans la cour, ici dans la classe, ailleurs, dans la rue !.. Lorsque l'on dit aux enseignants qu'apprendre peut être source de plaisir, que les programmes permettent toute latitude, que la participation des enfants est essentielle, que l'on peut travailler avec d'autres professionnels de l'éducation, j'ai l'impression que nous ne nous comprenons pas.. Alors, on cite des noms : l'Afl, Célestin Freinet, le Gfen, les mouvements complémentaires à l'école, les travaux des uns et des autres, mais rien n'y fait.. Aujourd'hui, Nathan, Belin, Magnard, bref, les indéboulonables ont toujours pignon sur rue et il me semble que les chercheurs, les précurseurs en matière de pédagogie appartiennent à un autre monde et que leurs travaux sont méconnus, ignorés pour beaucoup.. Cela pose forcément le contenu de la formation dans les Iufm.. Et puis, il y a la peur ! Peur de se faire déborder par les enfants si l'on vit des moments trop joyeux ! Peur des parents qui ne tiennent pas leur rôle de parents.. Et quand on essaie de faire comprendre qu'ils sont souvent démunis, là aussi, on vous regarde comme un être étrange venu d'ailleurs.. La violence ? Bien sûr qu'elle existe.. Elle est partout ! Le monde est violent et l'école, me semble-t-il, fait partie de la société.. Comment voudrait-on qu'elle ne se pose pas dans un espace où tout est fait pour qu'on ne vive pas ensemble, même si l'on s'en défend.. La classe et l'école ne sont collectives qu'en apparence.. Et puis, cette violence est loin d'être uniquement du côté des enfants ! C'est tellement facile d'être dans la toute puissance ! Alors, oui, je sais que les enseignants ont peur, que la plupart enseignent comme ils ont vécu leur enseignement, qu'ils ont tout verrouillé pour ne pas se faire dépasser, que leur travail est énorme et qu'ils consacrent énormément de temps à l'école, pour les enfants ! Mais quel paradoxe de constater que ce travail est souvent bien inutile parce que déconnecté de la réalité.. Nous sommes en 2006 et le compteur de l'école est bloqué sur une année éloignée de celle-ci.. Je salue quand même les enseignants qui ont ce regard bienveillant sur les enfants ; qui ont compris que rire avec un gamin n'allait pas les déconsidérer ; qui savent que discuter avec un parent de la pluie et du beau temps peut être un moment agréable qui permet de tisser des liens ! Merci à tous ceux qui m'ont donné envie de rester parce que souvent, bien souvent, j'ai eu envie de m'enfuir de ce monde et de le laisser tel qu'il est.. Une solution ? Avouer que l'école publique, laïque, obligatoire est malade et puis ensuite, tout mettre à plat pour la reconstruire ! Difficile ? Certainement.. Infaisable ? J'ose espérer que non mais je ne suis guère optimiste..

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  • Title: Le weblogue du Café pédagogique
    Descriptive info: Le collège :.. François Jarraud.. , samedi 29 octobre 2005 à 15:05.. #6.. Quelles finalités, quels objectifs, quels principes de fonctionnement, quels modes de regroupement des élèves, quelle organisation ?.. Le dimanche 3 septembre 2006 à 09:59, par.. JP LEROY Principal de collège Honoraire.. Pensée émue pour ceux et celles.. qui.. Constituent les classes !.. Certes, les causes de l’échec scolaire sont multiples, mais d’aucuns s’accordent à attribuer une importance à l’influence du type de collectif au sein duquel s’effectuent les apprentissages.. Leur organisation est en général tributaire d’une structure préparée par autre que l’enseignant, sous la responsabilité du Chef d’Etablissement.. Il s’agit de la constitution des classes.. En effet se fixe ainsi, pour 9 mois voire 36 semaines, le cadre physique dans lequel se dérouleront les apprentissages.. Quelle responsabilité !.. Effectuons un petit retour en arrière.. Souvenons-nous de l’afflux d’élèves dans le 1er cycle de l’enseignement du second degré de par la volonté politique, dès 1959 (réforme Berthoin), de par la démocratisation de son accès, aussitôt prononcé l’allongement de la scolarité à 16 ans.. Cet démocratisation se fit dans le cadre de l’organisation de cycles bien séparés (Enseignement court, type Primaire Supérieur avec ses Cours Complémentaires (CC) transformés en Collèges d’Enseignement Général (CEG)– fin de scolarité en 3ème, Enseignement long, type Lycée avec une poursuite d’études assurée en Second cycle).. La création du Collège d’Enseignement Secondaire en 1963 sous le Ministère de Christian Fouchet devait fusionner cycle court et cycle long et mettre en place, pour ceux des élèves qui sortant de l’enseignement élémentaire étaient les moins prêts à suivre un enseignement secondaire (déjà !) le cycle de Transition-Pratique ( 6ème et 5ème de Transition, 4ème et troisième Pratique).. Façon de faire survivre une structure s’apparentant à du Primaire Supérieur ou façon, dirent les mauvaises langues de faire attendre la fin de la scolarité obligatoire : 16 ans.. La classe de « 6ème de Transition » devait procéder à un complément de préparation à l’entrée en 6ème ordinaire pour ne pas dire normale.. Cet aspect de son utilité ne fut que très réduit Cela ne concerna que très peu d’élèves.. C’est bien une filière qui était née.. Les pratiques d’établissement, diverses et variées, conduisaient à maintenir (déjà !) de fait, deux collèges : un de type lycée, un de type C.. G.. L’honneur était sauf puisqu’on servait deux langues vivantes à tous dès le niveau 4ème.. Quid de l‘égalité des chances au sein de ce collège dont l’accès était démocratisé : dès la fin des années soixante plus un élève de 12 ans ne se trouvait dans l’Enseignement Elémentaire.. Mais l’existence du cycle de Transition-Pratique et la pratique de répartition des élèves dans les classes conduisait au maintien des filières.. Après l’élection de Giscard d’Estaing à la Présidence, Réné Haby, son Ministre de l’Education Nationale allait mettre bon ordre à tout cela au non de la démocratisation et de l’égalité des chances.. Il suffit de décréter que tout élève ayant passé 5 ans à l’Ecole élémentaire (suppression de fait du redoublement) doit entrer au collège en classe de 6ème quel que soit son niveau pour supprimer la filière Transition-Pratique.. A-t-on pour autant réglé les problèmes du niveau des élèves ?.. Bien sûr que non.. La question se pose de savoir dans quelle classe on les accueillera tous.. La réponse fut claire et nette.. Les élèves doivent se trouver dans des classes hétérogènes.. Il est même conseillé de constituer les classes par la technique du « jeu de cartes » pour laisser le sort de chacun se jouer au hasard.. C’est une façon comme une autre de concevoir l’équité.. 31 ans après (1975-2006), la question de l’hétérogénéité se pose encore, tant les pratiques de terrain ont été et restent diverses :.. - constitution aléatoire de l’hétérogénéité : on ose croire que personne ne s’y soit livré ou s’y livre encore.. (quelle indiscipline cependant !).. - maintien des classes de niveau ( classes les plus homogènes possible) : nombre d’établissements l’ont pratiqué et le pratique encore par le biais du choix de la première langue ou de telle ou telle spécialité (classes d’élèves à profils tant culturels que sociologiques).. - tâtonnement sur la gestion de l’hétérogénéité : la grande majorité des établissements s’y sont essayés.. Il est assez surprenant que l’institution ne se soit pas mobilisée sur ce sujet en en faisant un thème d’études et surtout un objet de formation des Chefs d’Etablissement.. En effet, des travaux Universitaires récents soulignent l’importance de cette question par une étude approfondie du fonctionnement de nombreuses classes et surtout celle de l’effet induit sur la scolarité des élèves.. La classe homogène forte, moyenne ou faible ne profite à personne ni aux bons, ni aux moyens, ni aux élèves faibles.. La classe homogène faible produit des dégâts irrémédiables chez les élèves faibles.. Une réalité qui devrait amener à réfléchir en posant quelques questions auxquelles il est légitime que les citoyen(ne)s attendent des réponses.. - faut-il absolument organiser les apprentissages en répartissant les élèves dans des classes ? Nombres de situations expérimentales (la dernière en date se déroule à Luxembourg) de par leur résultats permettent de penser que NON !.. - la classe est-elle vraiment le lieu d’une vie collective organisée pour le développement intellectuel, culturel et citoyen des jeunes ? Cela mérite réflexion et nécessite des preuves à l’appui de cette thèse alors que nombre de situations vécues peuvent l’invalider.. - à supposer qu’on ne change rien à l’organisation des cursus n’est-il pas nécessaire de développer des pratiques rationnelles de constitution de classes ? Depuis 31 ans cela aurait dû être un objet de travail, de réflexion, de production d’idées.. Tout se passe comme si ce sujet était tabou.. Touche-t-il à de l’inconscient collectif ? Les acteurs différents, tous pères et mères d’enfants ont-ils peur de gâcher les chances de leur progéniture au point de préférer en faire un sujet qu’on redoute et qu’on tait en espérant que le hasard (qui n’est plus tout à fait un hasard car il s’assortit d’un jeu d’influences) fera bien les choses ?.. Il est aussi très surprenant que les Fédérations de Parents d’élèves n’aient jamais mobilisé leurs associations sur la question.. Néanmoins des pratiques se sont mises en place sur le terrain.. Celles-ci pourraient constituer une approche susceptible de faire évoluer les choses dans ce domaine.. Encore une fois ce sont les élèves les plus en difficulté qui en pâtissent si tous en subissent les méfaits.. Il est difficile dans ce genre d’exposé d’effectuer une synthèse sauf à décrire les choses à grands traits.. En effet, en 1981, sous le Ministère d’Alain Savary , les réflexions ont commencé sur cette question de l’hétérogénéité des classes.. La pression sociale est toujours la même.. Ceci explique peut être le mutisme des associations sur la question : la dominante culturelle ne se caractérise-t-elle pas par le recours à la sempiternelle formule : « mettez le (la) moi dans une bonne classe » qu’on soit militant ou pas.. Mais au fait c’est quoi une bonne classe pour quelque élève que ce soit ?.. Une classe dans laquelle on peut travailler, au sortir de laquelle chaque jour on peut rapporter à la maison des nouvelles d’apprentissages calmement organisés.. Une classe dans laquelle on s’ennuie pas à attendre.. Dès la classe de 6ème, à l’entrée au collège, Il faut donc mettre en place une hétérogénéité nuancée et constituer des classes gouvernables sans tenir compte du choix de la langue vivante.. Une tête de classe entraînante, un corps moyen pas trop éloigné de la tête, une queue de classe pas trop chargée, pas trop éloignée du corps moyen, enfin une hétérogénéité gouvernable qui rende possible le travail en groupes et des dispositifs pédagogiques variés.. Un travail pour quatre ans aux réajustements annuels près, voilà un investissement qui en vaut la peine outre les bienfaits apportés tant aux élèves qu’aux familles ( tranquillité d’esprit quand l’enfant aime aller à l’école) et qu’aux enseignants.. Si cette pratique de constitution nécessite un travail préparatoire conséquent à conduire en solitaire bien que son résultat puisse à tout moment être réajusté, cela n’exclut pas de procéder à la constitution proprement dite en réunion avec les maîtres de CM2, des enseignants du collège et des représentants de parents n’ayant pas d’enfants à ce niveau.. Travail  ...   atteindre ces deux objectifs , il conviendrait de réformer le collège en lui conférant plus de souplesse.. Le collège unique est une belle utopie : le même savoir pour tous sans distinction et dans la plus grande égalité.. Le problème est que notre société est très inégalitaire et que les inégalités se consolident : les élèves les plus démunis n'ont pas les mêmes armes que les autres pour faire face aux exigences de l'école si bien que beaucoup d'entre eux peu stimulés à la maison et découragés par leur échec décrochent du collège.. Les propositions de Gilles Valas permettraient selon moi de raccrocher plus d'élèves à l'école.. L'évaluation doit juger des progrès des élèves non de leurs capacités.. Cela nécessite plus de travail et de concertation de la part des enseignants.. Par ailleurs,il y a des élèves qui, dès la cinquième ne tiennent plus en place et voudraient apprendre un métier ,je ne cautionne pas l'apprentissage à 14 ans mais je pense qu'il serait bon de créer des ateliers de mécanique , de cuisine , de coiffure au sein des collèges.. Il faudrait aussi sensibiliser les élèves du collège au monde du travail , à l'entreprise.. Le jeudi 30 mars 2006 à 18:48, par.. gilles vallas professeur des écoles coordonateur du dispositif R.. A.. S (Reseau Educatif Local pour les Apprentissages et l'Insertion Sociale)de la Loire.. Je suis professeur des écoles en charge de la coordination du Réseau Educatif Local pour les Apprentissages et l’Insertion Sociale( R.. S) dans le département de la Loire.. Ma fonction me conduit, avec l’appui d’une équipe pluridisciplinaire, à accompagner, en coopération avec les collèges, le parcours scolaire d’élèves en très grandes difficultés.. Au quotidien je constate que l’organisation et le fonctionnement actuels du « collège unique », ne permettent pas, ou trop peu souvent la prise en compte de l’hétérogénéité du public relevant de l’obligation scolaire, donc l’accompagnement des jeunes les plus en rupture, en voie de marginalisation.. Bon nombre d’établissements sont ainsi amenés à exclure ces élèves ou à les confier très souvent à d’autres acteurs, dont R.. S.. Il s’agit en quelque sorte pour l’institution (Education Nationale) de trouver une « niche » scolaire !.. Lorsque R.. S accompagne le jeune dans et avec son collège nous nous heurtons dans de nombreux cas à des difficultés, de représentation, de communication, de coopération, de conceptions voire de culture professionnelle !.. Emplois du temps des enseignants, cloisonnement des disciplines et des statuts des personnels, conceptions et représentations des missions de chacun, modes d’évaluations, poids des programmes… constituent des freins importants pour la mise en place de mesures d’accompagnement et donc la transformation des pratiques professionnelles.. Dans de nombreux cas le manque de formation, de moyens deviennent des arguments pour que d’autres acteurs (du médical, du social, de l’éducatif, de la justice…) prennent en charge ces jeunes qui perturbent le fonctionnement des établissements.. Lorsque l’accompagnement est souhaité et se met en place, la collaboration avec les principaux, les assistantes sociales scolaires, les conseillers d’éducation, les conseillers d’orientation psychologues, est généralement opérationnelle.. Paradoxalement la relation avec les enseignants, donc ceux qui se trouvent le plus en contact avec les élèves, au cœur de la mission d’enseignement, est souvent plus difficile(conception du métier centrée sur la transmission des savoirs, faible mobilisation sur le concept d’accompagnement, peu de disponibilité, manque d’expérience, de savoirs faire…).. Il s’en suit alors un travail d’équipe et de partenariat( avec les travailleurs sociaux notamment) délicat à mettre en place, dans lequel on a le sentiment d’agir d’avantage sur la périphérie que sur centre des problématiques.. Durant l’accompagnement, les évolutions constatées chez l’élève en matière de comportement, d’acquisition de compétences demeurent ainsi pas suffisamment valorisées et capitalisées surtout si elles sont dues à des expériences réalisées à l’extérieur du collège(stages en entreprises, pratiques associatives…).. On pointe heureusement une volonté forte et «une marge de manœuvre » importante de certains établissements pour accompagner et personnaliser le parcours scolaires de jeunes, qui trouvent difficilement leur place au collège.. Afin de poursuivre dans cette voie et rendre le « collège unique » véritablement formateur pour chacun, je propose :.. · De définir un nouvel emploi du temps des personnels, notamment des enseignants, permettant, de préparer et d’assurer des cours, de travailler en équipe, de rencontrer les familles et partenaires sociaux , associatifs, d’élaborer des projets, d’accompagner les élèves….. · D’organiser les apprentissages sous forme de modules disciplinaires, ou transversaux, en groupes classe, groupes de besoins ou interclasse.. · De substituer à l’évaluation normative, que représente les notes et leurs moyennes, une évaluation formative matérialisée par des niveaux, des portefeuilles de compétences évolutifs out au long de la scolarité.. · De permettre, lorsque cela est nécessaire, une scolarité en alternance avec le monde professionnel, voire associatif et de valider les compétences acquises dans ce cadre là.. · D’inscrire l’accompagnement de parcours scolaires personnalisés dans les contenus de formation des enseignants mais également de tous les personnels des établissements.. Conscient qu’il est facile d’énoncer des idées, des principes et que toute « révolution » peut paraître utopique, je reste persuadé que le collège « unique » peut remplir sa mission d’éducation, de formation, d’orientation pour et avec chaque jeune.. Le vendredi 17 mars 2006 à 18:13, par.. Le groupe de recherche et l’équipe enseignante du NEC autour de Gilles.. 1-Ce que nous constatons.. Les innovations tentées au collège qu’elles soient pédagogiques ou didactiques offrent des résultats tangibles pourtant non généralisés.. Les réformes invitant à décloisonner les disciplines, différencier la formation, ouvrir le collège, pratiquer une pédagogie de projet, ne débouchent pas.. Les injonctions ministérielles qui prescrivent des réformes pour initier de nouvelles pratiques pédagogiques mieux adaptées se perdent dans les sables.. Des signes chez beaucoup d’élèves, violence, absentéisme, inappétence, difficultés à donner du sens aux apprentissages, montrent qu’un écart culturel se creuse entre le scolaire et les autres modes de socialisation.. Les enseignants et personnels d’éducation se renferment dans des fatalismes de tous ordres, rituels répressifs, corporatismes exacerbés, et coutumes didactiques.. 2-Comment nous l’analysons.. L’organisation du temps et de l’espace dans le collège ne permet plus de répondre aux besoins.. La succession de séquences de cours calibrées dans des salles à l’organisation immuable, assurées par le professeur d’une discipline, devant un groupe indifférencié, conduit l’enseignant à une relation essentiellement frontale avec les élèves.. L'ordonnancement scolaire que l’on peut qualifier de Taylorien par la parcellisation des tâches qu’il induit et le cloisonnement des âges qu’elle impose interdit toute mise en œuvre de parcours diversifiés.. Les sociologues de l’innovation le montrent, ce ne sont pas les vertus d’un projet qui permettent l’engagement d’une équipe dans un changement.. Nous pensons que c’est en inventant de nouveaux modèles d’organisation plus.. complexes que l’on pourra prendre en compte les orientations ministérielles et garantir une part d’autonomie aux acteurs éducatifs qui sont les seuls à connaître les problématiques spécifiques à chaque établissement selon la.. population à servir.. L’organisation actuelle constitue un obstacle majeur à la différenciation pédagogique.. Peu de personnes se préoccupent de modifier significativement les conditions spatio-temporelles du cadre de la formation.. 3-Ce que nous proposons.. Changer la forme scolaire en créant de nouveaux espace de formation pour rompre avec une organisation du temps et de l’espace qui ne correspondent plus aux besoins des élèves ni au demandes sociétales ni aux nouvelles pratiques pédagogiques à mettre en œuvre pour y répondre.. Les objectifs que nous poursuivons sont partiellement mis en œuvre un établissement lyonnais et accompagné par le Pôle Académique de Soutiens aux Innovation du Rectorat de Lyon.. Visés à travers le projet du « Nouvel Espace Collégien », ils sont de :.. Répondre aux exigences des programmes de l’EN.. Décloisonner les disciplines pour donner.. Travailler en interdisciplinarité en garantissant l’unité des disciplines.. Organiser l’ensemble des programmes autour de quatre pôles : Maîtrise des langues, Culture des humanités, Culture scientifique et technique, Education et Socialisation.. Varier les modes de regroupement des élèves et assurer la cohésion des groupes.. Accompagner les élèves dans leur parcours de formation, valoriser leur potentiel et leurs acquis.. Évaluer leurs trajets de formation à l’aide d’un portfolio.. Contextualiser les savoirs en établissant des contrats de partenariat avec les différents champs sociaux.. Redéployer les compétences des professeurs, experts de leur discipline et entraîneurs encadrant les projets, animateurs favorisant les activités du groupe, et collaborateurs d’autres disciplines..

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  • Title: Le weblogue du Café pédagogique
    Descriptive info: Les lycées :.. Martine Lemoine.. #7.. Comment garantir vraiment et enfin « l’égale dignité des voies de formation » ? Comment éviter l'empilement des connaissances, favoriser leur véritable appropriation ? Comment articuler culture générale indispensable et nécessaire spécialisation ?.. Le jeudi 27 juillet 2006 à 13:02, par.. Alice Martin, sur le départ pour deux ans de coopération pour enseigner la physique chimie dans un lycée burkinabè.. Bonjour,.. Je m'apprête à partir en coopération dans un lycée burkinabè pour enseigner la physique chimie.. Les programmes en vigueur dans ce pays sont les anciens programmes français (Bac A,B,C,D.. Je vais enseigner en filière D et je suis à la recherche de manuels de cette époque.. J'en ai récupéré quelques uns auprès de mes anciens professeurs, j'ai d'ailleurs tous les livres du professeur de l'éditeur Nathan, qui semblent bien construits, mais il me manque les livres d'élèves suivants :.. - 2nde physique (programme 1987).. - 1ère S.. E chimie (programme 1988).. E physique (programme 1988).. Si certains enseignants ont gardé ces manuels dans leurs placards, merci de me contacter.. En vous souhaitant un excellent été,.. Alice Martin.. Le lundi 26 juin 2006 à 15:34, par.. geneviève barvaux, parent d'élève.. les lycées sont loin d'être homogènes, les parents ne s'y trompent pas quand ils regardent les résultats de réussite au bac dans les palmarès des magazines avant de choisir entre les établissements du secteur.. A Versailles, il y a d'abord Hoche et la Bruyère et puis les autres J.. Ferry, MarieCurie!!!, ceux dont l'objectif est les études supérieures ou ceux dont l'objectif est le bac.. La sélection qui ne s'est faite au collège que par le lieu d'habitation , est ici une sélection par les notes.. De nombreux élèves qui accèdent au lycée n'en ont pas le niveau, le processus qui a créé un désastre au collège est aussi en marche: il faut rétablir un niveau minimum de connaissances pour accèder au lycée, notamment en exigeant le brevet pour y entrer et en revalorisant ce diplôme pour revaloriser le bac.. L'orientation doit y être plus efficace.. Les conseillers d'orientation sont navrants dans leurs exposés, c'est toute leur formation qui est à revoir : il ne savent proposer que des filières d'excellence ou des orientations par défaut.. Les professeurs principaux sont parfois plus clairvoyants qu'eux, c'est l'un deux qui a su motivé ma fille, qui voulait faire des études courtes, qu'elle avait les capacités d'entrer à Dauphine.. Le vendredi 16 juin 2006 à 23:29, par.. Catherine Mourier, bibliothécaire.. Nous ne parlons des élèves du professionnel que lorsqu'on a peur d'eux et pourtant ils existent.. Ils reçoivent en partagent le mépris de leurs pairs ( ceux des lycées généraux), le mépris de l'institution scolaire ( un certificat médical est exigé pour le passage en BEP ou en CAP), le mépris des médias, le mépris de la société entière.. Qui évoquera les problèmes de ces jeunes : 1.. des établissement rares et bien sûr éloignés du domicile ( problème de transport, parfois de logement, d'ou des frais supplémentaires pour les familles) 2.. une sélection  ...   symbolique que le livre, outils des savants ).. Cette disposition à comprendre les textes du patrimoine littéraire, via cet art, est un nouvel accès pour le pédagogue.. Qui plus est , ce nouvel accès.. débouche sur un emploi optimum des nouvelles technologies.. Cela signifie qu'il est possible de créer et des évènements artistiques nouveaux dont les résultats pédagogiques sont vérifiables im média tement , mais aussi de développer des outils inter actifs qui offrent cet autre accès à la littérature.. (Ne parlons pas de lecture enregistrée, ni par des stars, ni autre, cela n'est suivi que de peu d'effets, ne parlons pas non plus de numéro de phénomène du type Star système' et regardons comment fonctionne l'interprétation musicale et sa diffusion, nous ne sommes pas éloignés de ce mécanisme (sans les superposer, car chacun a son ordre).. Mais cette théorie ne se comprend vraiment que par son application.. Rien ne demeurera sans être proféré Mallarmé.. Pourquoi faut-il qu'au mot juste corrsponde un son musical Flaubert.. Le mercredi 9 novembre 2005 à 18:37, par.. Bernard JAVAUX Directeur des études LP+LT Lyon.. Il nous apparait de plus en plus évident ( encore que la prise de conscience par certains enseignants ne soit pas encore bien claire) que le systeme actuel basé sur des groupes -classe "figés", sur un horaire répétitif, sur l'absence de temps "officiels" pour faire autre chose que des cours doit être modifié dans le sens d'une plus grande souplesse et d'un effort de différenciation et de responsabilisation.. Mais les habitudes sont fortes.. A partir de là, comme l'ont déja fait certains établissements, nous envisageons à la fois de "modulariser" les contenus ou programmes sous forme d'unités de formation (déclinées si possible -mais ce n'est pas un travail facile- en compétences) pour donner plus de lisibilité à l'élève; et d'autre part de redistribuer la séquence de cours (55') en 45'de cours "classique" et 10' (capitalisées) de groupes "différents" (de besoin ).. Cette solution n'est pas entierement satisfaisante bien sûr, mais constitue un levier pour essayer de faire "bouger" le système.. Elle a néanmoins le mérite de"pousser" le travail en équipe sur la définition et les modes d'évaluation des UF et de responsabiliser (un peu) les élèves dans le choix des groupes de besoin.. Reconnaissant pourtant les limites : à savoir une distinction trop formelle sans doute entre les temps de "cours" et les temps de différenciation et un découpage un peu "technique" en UF qui pourrait nous faire retomber dans les errances de la pédagogie par objectif! Je m'interroge.. Comment d'autre part mieux sensibiliser des équipes à ces enjeux? Nous travaillons avec un centre de formation de Lyon.. Mais l'articulation recherche pédagogique-pratique enseignante reste pour moi un peu problématique.. Notamment parce que la culture pédagogique des enseignants (la veille pédagogique) me parait assez faible, qu'il y a peu d'ouverture sur les innovations et sans doute encore (plus ou moins inconsciente d'ailleurs) la croyance en une sorte d'ordre scolaire immuable! La question de la mutualisation des pratiques et de l'accompagnement des projets est donc importante.. A suivre donc!..

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  • Title: Le weblogue du Café pédagogique
    Descriptive info: L’éducation au choix et l’orientation à toutes les étapes de la scolarité :.. , samedi 29 octobre 2005 à 15:06.. #8.. Comment former les élèves à une orientation lucide conforme à leurs aspirations et qui ne se fasse pas par l’échec ? Comment les préparer à apprendre tout au long de leur vie ?.. Le vendredi 18 août 2006 à 23:03, par.. Parent FCPE.. Si l’on parle si souvent d’échecs ou de difficultés scolaires, d’ennui ou de violence on y associe volontiers une société malade, non capable de former les citoyens de demain.. Mais de quels citoyens parlons-nous ? Des hommes et des femmes capables de consommer, de travailler, de s’amuser pour faire fonctionner le système ? ou des êtres pensants, heureux et productifs d’une société humaine sachant consommer avec discernement ? Nous réussissons à faire naître les premiers, mais nous ne sommes pas de «des têtes bien faites», tout juste quelques «têtes bien pleines».. Actuellement, l’école se trouve dans une période charnière, entre celle de Jules Ferry et celle qui voudrait former des citoyens futurs travailleurs.. Le système n’arrive pas à faire son choix, l’école joue son rôle du mieux qu’elle peut, en donnant les règles du bien penser, un minimum de savoirs basiques et souvent ancestraux, le tout dans un esprit de compétition.. Le système convient finalement à beaucoup d’enfants.. De la même manière qu’on cherche à savoir pourquoi certains enfants sont en situation d’échec, il faudrait analyser comment et pourquoi d’autres réussissent si bien à l’école….. !.. Sans vouloir être partisan d’une société hédoniste, je pense que l’école primaire et le collège, au moins jusqu’à la 5° devrait être un lieu d’apprentissage sans système de notation.. En effet, ce sont les notes qui font des enfants en situation d’excellence certes, mais aussi d’ échec scolaire.. Tout travail mérite salaire, pour l’enfant le salaire c’est la note.. Or, l’enfant n’est pas un travailleur, c’est un apprenant.. Il ne s’agit pas d’une simple utopie, il s’agit de réviser seulement notre volonté collective de «former» les citoyens de demain.. Ne plus mettre de notes aux enfants, pourrait permettre de changer la vision de l’enseignement français, offrir une véritable dynamique d’apprentissage.. La lecture, l’écriture et le calcul, sont bien sûr des valeurs indéfectibles - même les dictées peuvent être faites pour asseoir une bonne orthographe, seuls leurs maîtrises pourraient faire office «d’auto validation», quant à l’histoire, la géographie, les langues, les sciences, la littérature, le sport, les activités artistiques, etc.. … ce sont des matières tellement enrichissantes qu’elles ne méritent pas de notations pour être appréciées, le souci d’une bonne note inhibe le plaisir, surtout lorsque la note idéale n’est jamais atteinte.. Il suffit, ce terme est bien trop simple il est vrai, de changer notre façon de faire et de voir le monde.. (cf.. l’enseignement de l’histoire et la géographie).. L’école sans note jusqu’en 5° c’est possible, pour former nos enfants à la vie en société, il faudrait ajouter des apprentissages concrets, tels la diététique et la cuisine du monde, la santé, l’informatique, la «lecture» de l’information (pub, télé, radio, journaux) … la liste n’est pas exhaustive.. Dès la 4°, l’enfant devenu adolescent, sera en mesure de comprendre et d’apprendre avec un contrôle permanent de ses connaissances, sous forme de notes, afin de le préparer à la compétition que lui réserve sa vie d’adulte.. Marie Kammerlocher.. Le samedi 22 juillet 2006 à 18:56, par.. Michel-Jean LAVEAUD Consultant-formateur.. La territorialisation des établissements d'enseignement, ou le choix de la coopération inter-institutionnelle à l'échelle des territoires de vie.. La vie scolaire, assume et assure l'interface entre la vie sociale externe à l'établissement et celle définie par le projet d'établissement.. Pour une part, la relation de la communauté éducative avec la cité se concrétise avec le Forum des Métiers local et pour les collèges, une situation test complète l'éducation au choix avec la préparation et la réalisation du stage d'une semaine en entreprise pour les élèves de la classe de 3éme.. L'éducation au choix implique la diversité des métiers, des formes juridiques d'entreprise, des projets de ces entreprises et des modes d'organisation de la production de richesse et des formations permettant d'y avoir une place.. Cette diversité s'inscrit dans un processus externe- interne-externe d'acquisition de repères et de savoirs informels et non-formels.. La famille, les proches et la vie associative des jeunes documentent ce paysage de l'activité professionnelle.. Pour les Lycées , en région Rhône-Alpes, le Mondial des Métiers offre une vitrine des grandes Institutions et des grandes entreprises.. Cette initiative régionale, qui aura lieu les 1.. 2.. 3.. 4 février 2007 aura pour thèmes :.. L'économie et l'innovation en Rhône-Alpes : l'exemple des pôles de compétitivité et Les métiers qui recrutent aujourd'hui et recruteront demain.. Cette double proposition faite dès la rentrée prochaine aux lycéen(ne)s des 8 Départements rhonalpins met encore plus en tension les métiers traditionnels, et, en tous cas accentue le décalage entre les métiers lisibles et ceux qui émergent.. Pour les collèges, comme pour les lycées, en Rhône-Alpes, l'information, l'orientation, la pré-formation, la formation - des parcours à documenter par des concours externes - se structurent avec deux propositions innovantes issues d'un Conseil de Développement de Pays , celui du Pays Une Autre Provence (sud-Drôme - Haut Vaucluse, 120 communes 113000 habitants, Contrat de Développement et Contrat Territorial Emploi-Formation 2006-2011).. 1°) Bénévolons.. Carnet de voyage d'un bénévole , un passeport inter-associatif édité par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de la Drôme et conçu avec le Conseil Départemental de la Jeunesse de ce Département.. Il permet aux titulaires (collégiens, lycéens, candidats à l'apprentissage)d'engager la conversation avec les adultes ( pour le stage en entreprise, pour les Forums des Métiers locaux et régionaux avec un minimum de lisibilité de l'engagement associatif du jeune.. Etre abonné(e) à une bibliothèque municipale, adhérent actif d'une association sportive, secouriste ou sapeur-pompier volontaire, surfeur sur le Net, ne sont pas sans intérêt pour le stage en entreprise ou pour personnaliser une information, une orientation.. 2°) pour accompagner ces parcours, un tutorat de seniors quinquas et + , ayant un peu vécu des expériences professionnelles (autres qu'enseignants) est expérimenté.. Ces seniors sont invités et disponibles pour préparer les différents événements du parcours d'orientation, dont les Forum des Métiers locaux et régionaux , pour les évaluer et assurer une suite visible dans la vie scolaire pour les générations futures ( l'année suivante).. Plusieurs propositions ludiques et documentées, mettent la communauté éducative in  ...   moindre que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas ce que je constate aujourd'hui (mais je ne demande qu'à me tromper ! Et je ne sous estime pas le grand mérite de ceux qui travaillent au quotidien avec des ados.. Pour moi, tout enseignant devrait avoir travaillé dans un autre milieu pendant au moins 3 ans, avant de pouvoir enseigner.. Ils pourraient se rendre compte qu'il n'est pas si difficile ou aberrant de changer de casquette ; on le fait si souvent dans les entreprises, en fonction des besoins.. Ainsi, un prof d'allemand me semble avoir les compétences pour enseigner le français (qu'on ne me dise pas que c'est en fac de français que l'on apprend à enseigner le français ?!) ; un prof de physique peut enseigner les maths.. De manière générale, les rôles doivent être évolutifs en fonction des besoins.. Et ils se rendraient compte que c'est bien plus sympa comme ça.. J'ai appris que lorsque l'on est admissible 2 fois à l'agregation, la rémunération augmente, même si l'on n'a pas le concours.. Ne serait-il pas plus juste de valoriser ceux qui ont permis d'améliorer la réussite des élèves, principale objet de l'organisation éducation nationale ? De ceux qui ont le grand courage de travailler dans les zones en difficulté ?.. Et pour finir, c'est une tarte à la crème, mais cela me semble de plus en plus nécessaire : on a besoin de plus d'aide soignantes pour les personnes âgées de plus en plus nombreuses ; pas tant de bac + 5 en psychologie.. On a besoin de plombiers sachant poser des chauffes eau solaires ; peut être pas de tant d'ingénieurs pour les concevoir.. C'est facile à dire quand on est cadre et correctement payé, certes.. Mais il faut travailler dans le sens d'une valorisation de ces fonctions terrain.. Et vraiment, si mon gamin me disait qu'il veut devenir menuisier, cela m'irait très bien ; mais un très bon menuisier alors.. Le dimanche 18 juin 2006 à 01:21, par.. Danielle BARTHARES conseillère professionnelle jeunes / adultes.. Eduquer aux choix, c'est pouvoir dire à quelqu'un essaie, et tu as le droit de te tromper, pas celui de renoncer.. aider ces personnes à créer les oportunités de rencontres, pour les faire renaitre à leur désir.. Car le choix et l'envie passent par le désir, et le médiateur est toujours la relation à l'autre.. Ces autres-là, les professionnels en activité, ceux qui passeront le flambeau, le désir, la passion, c'est vers eux qu'il faut relier ces personnes à qui on a toujours dit qu'ils n'auraient pas le choix dans la vie.. Mais éduquer au(x) choi(x), c'est aussi savoir que choisir, c'est perdre, parfois renoncer : le professionnel est là pour et aider à ce qu'il n'y ait pas cette angoisse de lâcher quelque chose.. pour en récupérer d'autres.. Enfin, je rajouterai que le conseil en orientation devrait se poser comme un accompagnateur de désir, et non en position d'expert qui sait à la place de l'autre.. Du progrès à faire auprès d'une masse de professionnels.. Enfin, pour les jeunes, comme pour les adultes en quête de devenir professionnel, je rajouterai que le professionnel doit travailler à une relation de confiance avec la personne qui le consulte, et ceci, afin d'impulser une certaine prise de risques : pour les jeunes, comme pour les adultes, poser des choix représente toujours une prise de risques.. La personne doit donc être suffisamment en confiance pour pouvoir s'engager dans cette démarche-là : il n'y a pas de choix sans prise de risques, et le risque est inhérent à la vie.. Pas d'assurance à 100 % d'un parcours linéaire, pas d'assurance anti-chômage, juste l'impulsion du désir de faire.. Je crois que le travail du conseil en orientation pourrait se résumer à ce lien de confiance et cette aide pour (enfin) re-prendre des risques, dans un monde qui tente de s'assurer justement contre.. Le dimanche 11 juin 2006 à 17:12, par.. Régine Gérard enseignante retraitée du 93.. J’ai enseigné pendant 16 ans dans un quartier difficile qui fut classé ZEP dès 1982.. - Mon expérience du terrain m’a montré que dans ces quartiers difficiles les enfants n’avaient plus de projet de vie.. Alors qu'à la question posée en début d’année dans les années 70 « qu’aimerais-tu faire plus tard ? » donnait des réponses multiples et variées, restait pour un très grand nombre d’enfants sans réponse trente ans plus tard.. Comment être « motivé » pour les apprentissages, lorsque qu’autour de soi on ne côtoie que chômage, boulot précaire ou oisiveté, à quoi bon apprendre !! C’est entre autre quand la motivation manque, que l’enfant décroche, même si ce n'est pas la seule raison.. Dans une école de la réussite, il est important d’éviter ce décrochage !.. Ceux qui réussissent ce sont qui ont une passion, ou plus tard, envie d’être….. menuisier, hôtesse de l’air, infirmière, pompier….. , ceux qui ont des parents pour leur parler de ce qu’ils pourraient faire plus tard, ceux qui ont compris tout ce qu’ils doivent apprendre et savoir-faire pour réaliser leur « rêve ».. Les enfants des secteurs difficiles, connaissent plus le chômage, les galères que le monde du travail, ils ignorent tout des professions exercées par des adultes et n’ont pas ou s’interdisent des projets de vie et de carrière.. L’école doit les aider à construire leur projet de vie en fonction de leurs compétences.. - Je propose, dès l’école primaire ,d’aider les enfants à découvrir les différents métiers possibles à exercer dans leur région, afin de les aider à se projeter dans l’avenir.. Pour cela il faudrait que dès le cycle 3 les programmes « de culture humaniste » intègrent d’une manière explicite l’étude des métiers, par une ouverture aux d’autres, par l’interview d’acteurs professionnels, par la visite d’entreprises, de lieux de production ou de distribution ; ces travaux seraient bien entendu pluridisciplinaires et conforment aux programmes aussi bien maîtrise de la langue que citoyenneté.. Au collège, et bien avant de parler d’apprentissage ce travail pourrait se prolonger par des partenariats avec des artisans, des entreprises locales.. Ce partenariat serait à étudier mais pourrait prendre entre autre la forme d’enquêtes plus approfondies en immersion d’une demi-journée.. Et je pense que ce n’est qu’après toute cette période de sensibilisation et de connaissance du monde du travail que certain enfant pourrait décider de se diriger vers des métiers où la formation en alternance pourrait être fructueuse..

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